24/05/2015

Formation au conte thérapeutique

Créer, construire et raconter un conte entrant en résonance avec son histoire de vie ou l'histoire de vie d'une autre personne pour amener un changement positif, de nouvelles perspectives ou guider du problème vers la solution tout en douceur. 

Journée interactive et créative animée par Anne Tomisinec(accompagnante en PNL, Gestion mentale, sophrologie) avec possibilité de participer et de conter lors de la balade contée du 27 juin 2015 à Thuin.

Inscriptions : 0498/ 29 39 43 

Prix : 50€ la journée de 9h00 à 16h00 (repas à apporter, soupe et boissons en vente sur place)

Lieu : Asbl Viveô, place du chapitre 3 à Thuin

Petit exemple :
Il était une fois un petit pois qui avait perdu son éclat ! Du vert tendre, croquant et éclatant qu’il était de nature, il était passé au vert de gris sans préavis.
Que s’était-il donc bien passé pour qu’il se retrouve dans cet état ? 
Eh bien, il avait tout simplement commencé à écouter cette drôle de petite voix qui résonnait en lui et qui lui répétait inlassablement : « tu n’y arriveras pas ! Pas la peine d’essayer… » ; « plus nul que toi, ah ! mais ça n’existe pas… » ; « tu rigoles ou quoi ! Toi ? Être heureux ? Réussir ? Mais tu crois encore au père Noël ? » … 
Et plus le petit pois l’écoutait et plus il se décourageait…et plus la petite voix grandissait !
Un jour, il roula jusqu’à une feuille de menthe bien odorante qui lui demanda : 
- « Mais qu’est c’que t’as toi à être tout fripé comme ça ? » 
- « J’ai perdu mon éclat » répondit le petit pois.
- « Ah oui je sais ce que c’est, j’avais perdu moi aussi mon parfum hyperfin… Sais-tu pourquoi, petit pois? »
- « Absolument pas, raconte-moi » 
- « Eh bien, j’étais sur une tige avec des feuilles magnifiques toutes plus embaumantes, plus vertes les unes que les autres et j’ai commencé à m’y comparer...» 
- « Et qu’est-ce qui t’as remis sur pied ? » demanda encore le petit pois. 
- « Tu ne me croiras pas petit pois ! Je l’ai envoyé se promener !!! Oh, elle insistait pourtant, tenace qu’elle était mais j’y suis arrivée… ! Pas après pas… ! Respiration après respiration… Instant après instant…! Je me suis reconnectée au silence bien plus grand que moi, tu sais celui qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas, qu’on ne touche pas mais qui est bien là au creux de toi… Essaie, tu verras bien »
Et c’est ce que fit le petit pois, il s’assit en silence et découvrit qu’il était en fait rempli de milliers de petits grains prêts à éclore. Il en prit grand soin puis les sema à sa plus grande joie. Auteur: Anne Tomisinec

27/09/2011

Paroles d'Eckhart Tolle



03:32 Écrit par Anne dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/04/2010

Texte à méditer

Oser être heureux

Oser être heureux
c'est accepter de l'être tout de suite.
Oui ! sans conditions, à l'aube de chaque instant, en étant capable d'accueillir simplement l'inouï du présent.

Être heureux c'est savoir entrer dans le fragile et l'éphémère de l'événement, de s'accorder avec lui dans le meilleur de ce qu'il recèle.
Etre heureux c'est être à la fois le réceptacle et le don dans l'immédiateté d'un regard, l'intensité d'une intention, la liberté d'un geste.
La clef du bien-être ne doit pas être confondue avec la recherche du bonheur, elle est dans l'acceptation inconditionnelle du meilleur de soi dans la rencontre avec le meilleur de l'autre.
Quand je sais dire oui ou non,
sans me blesser ou me culpabiliser.
Quand je sais entendre et recevoir le oui ou le non de l'autre comme étant bien le sien.
Quand je sais sans réticence accepter mes possibles et me différencier de ceux de l'autre.
Quand je sais me respecter et me définir
face aux valeurs et croyances parfois
si éloignées des miennes.
Un bonheur se reçoit et s'amplifie
dans l'imprévu d'une rencontre,
dans le rire d'un partage,
dans l'étonnement d'un abandon.
Quand je cherche à l'emprisonner
dans la répétition ou l'exigence,
il se dérobe et se perd à jamais.

Source: Jacques Salomé

16/01/2010

"Le Vieux chêne"

Il était une fois un arbre grand, stable et vigoureux qui respirait la vie, la joie et la bonne humeur.  

Ses amis l'avaient surnommés « Coffre-fort » car il avait une voix en or, aussi puissante qu'un ténor.

Chaque matin, « Coffre-fort » réveillait la forêt en entonnant un refrain gai et entraînant. Son chant déclenchait aussitôt le pépiement des oiseaux suivi par le bruissement doux et soyeux du vent, lui-même soulevant la ronde des feuilles, réveillant les écureuils, les renards et les belettes. Les papillons, déployaient alors leurs plus belles couleurs et prenaient leur envol vers le soleil, qui répondait en rayonnant. Bref, un vrai chef d'orchestre, ce « Coffre-fort » !!!!!!!! 

Tous l'aimaient mais ... beaucoup l'enviaient d'être toujours aussi joyeux et généreux car peu connaissaient son secret. Un jour, la chouette «Mimosa » vint se poser sur sa plus haute branche et lui demanda:

 - «Mais qu'est-ce qui t'anime ainsi, Coffre-fort??? Comment fais-tu pour être toujours de bonne humeur ... qu'il pleuve ... qu'il vente ... que l'orage gronde ou que la neige tombe???»

  - «Eh bien... lui répondit celui-ci, c'est l'amour... Quand tu as l'amour dans le cœur, tu n'as pas besoin d'aller le chercher ailleurs, c'est ton moteur qui te conduit et t'emmène vers ce qu'il y a de meilleur ...

 - Ah et... comment fait-on pour avoir l'amour en soi? demanda encore Mimosa?

 - C'est justement çà le secret, à toi de chercher...

Pour coffre-fort, une partie de son amour s'appelait Amandinette, un bel arbre généreux qui lui donna 5 magnifiques plants sur 10 ans. A eux deux, ils firent de leur mieux pour les accompagner au fil des saisons. Une fois devenus grands, indépendants, vigoureux et débrouillards, leurs 5 magnifiques plants : Pommier, Prunier, Poirier, Cerisier et Abricotier lièrent à leur tour leurs branches à d'autres arbres. En naquit de superbes petits plants et tout ce petit monde s'installa un peu plus au loin dans la forêt.

Coffre-fort et Amandine se retrouvèrent donc seuls comme au premier jour... Durant 54 ans, ils partagèrent chaque lever du soleil, chaque nuit tombante avec dans le cœur ce grand bonheur.

Il ne se passait pas un matin sans que Coffre-fort ne se mette à chanter et à réveiller la forêt jusqu'au jour où... Oomycète, le champignon, vient s'installer chez Amandine sans y être invité...

Commença alors une lutte poignante, Amandine faisait ce qu'elle pouvait pour contrer Oomycète mais celui-ci était tellement insidieux qu'il finit par emporter la bataille. Il la rongea de l'intérieur jusqu'à ce que ses feuilles flétrissent les unes après les autres, jusqu'à ce que ses branches se brisent au moindre souffle du vent.

Par une première belle journée annonçant le printemps, les forces d'Amandine l'abandonnèrent, brisant la si belle voix de ténor de Coffre-fort. 

Coffre-fort ne voulait surtout rien laisser paraître aux yeux de ses amis mais on entendait bien au son de sa voix qu'à l'intérieur de lui, la sève avait du mal à s'écouler et à se fluidifier. Ses conduits étaient tellement bouchés que des sifflements se mirent à résonner dans ses cheveux frisottés, devenant de plus en plus assourdissant et dérangeant. N'en pouvant plus d'entendre incessamment tous ces ruminements, Coffre-fort se décida à consulter, persuadé que rien ni personne ne lui rendrait son harmonie et n'arriverait à lui redonner cette douce folie pour la vie...

C'était sans compter sur « Pivert », l'oiseau qui piquait toujours des vers sans en avoir l'air... et qui se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire pour un vieux chêne de plus de 80 ans, lui qui en avait moins que la moitié...

Au premier rendez-vous, Pivert, avait bien envie de faire 3 pas en arrière mais en accueillant ce vieux chêne souriant, il oublia bien vite ses doutes du moment et s'aligna tout naturellement. L'un fit découvrir à l'autre la confiance qu'il pouvait s'offrir tandis que l'autre l'aida à retrouver la tendresse qui lui faisait défaut et qu'il avait laissé partir avec le départ d'Amandinette.

Lentement, la voix du ténor se remit à chanter, cette fois avec beaucoup plus de finesse, l'accompagnant intérieurement pour très longtemps...

A « un vieux Chêne » de 80 ans, rempli d'humour.

                                               Anne Tomisinec (15/01/2010)

02:06 Écrit par Anne dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : confiance, conte, tendresse, deuil |  Facebook |