08/08/2013

Atelier de sophrologie "Cultiver votre jardin intérieur"

Huit séances pour appliquer toutes les règles du jardinage mental à la culture du bonheur, défricher le terrain vague de l’esprit pour le convertir en un magnifique espace verdoyant et laisser fleurir les innombrables richesses qui sommeillent en vous.

 

Cultiver son jardin intérieur
Est-il possible de cultiver sa joie de vivre dans notre monde de plus en plus stressant et incertain?

Pouvons-nous rayonner d'enthousiasme et être porteurs d'un dynamisme fécond en étant conscients des réalités qui nous entourent?
Comment passer du culte des biens au culte des liens?

Ces séances proposent de partir à la découverte de la vraie joie, celle qui dure et jaillit du plus profond de soi en étant respectueux du vivant autour de soi, d'apprivoiser son intériorité, de développer à nouveau l'audace d'avoir des rêves et de se mettre en mouvement pour que pas après pas, cette énergie de vie circule plus librement.

 

Dates : 12-19-26 août, 02-09-16-23-30 septembre de 19h30 à 21h

Tarif : 85€ le cycle des 8 séances

Lieu : Viveô Asbl, place du Chapitre 3, 6530 Thuin

Contact: 0498/29 39 43

10/03/2010

Le bien-être

« Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur, il ne dépend que de nous »  (Dalaï Lama)

 

Le bien-être est un état qui touche à la santé, au plaisir, à la réalisation de soi, à l'harmonie avec soi et les autres.  René Dubos (né à Saint-Brice-sous-Forêt le 20 février 1901 et mort à New York le 20 février 1982, est un agronome, biologiste et écologue français ) qui présente la santé comme la convergence des notions d'autonomie et de bien-être.

 

  • la santé : la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social (expression de l'existence de relations entre les vivants) et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Elle se présente donc plutôt comme un objectif, que certains jugeront utopique puisqu'elle classe, selon le pays étudié, de 70 à 99% des gens comme n'étant pas en bonne santé ou malade. On peut lui préférer celle de René Dubos : «État physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrances qui permet à l'individu de fonctionner aussi longtemps que possible dans le milieu où le hasard ou le choix l'ont placé», qui présente la santé comme la convergence des notions d'autonomie et de bien-être. En somme, la santé c'est quand tout fonctionne bien, que tout ronronne, corps comme mental.
  • L'être vivant est un être de besoins. Le plaisir est le nom générique de la satisfaction d'un besoin physique, affectif ou intellectuel ou encore de l'exercice harmonieux d'une fonction vitale. Le plaisir procure à l'être vivant une sensation agréable et recherchée.

 

Questions à se poser ???

  • Quelle est ma définition du bien-être ?
  • Qu'est-ce que je veux améliorer dans ma vie : sur quoi est-ce que je peux agir ??? (moi ou les autres), qu'est-ce que je peux améliorer pour me rapprocher du bien-être tel que je le définis ???

 

30/10/2009

Conférence d'Eric Remacle : "Le bonheur ou le stress..."

Nous avons le choix à tout instant d’être heureux ou malheureux et de placer ce processus au centre de notre conscience ou de nous dire: 

« A force de courir après le bonheur, on devient de plus en plus malheureux » ou encore « Ah, qu’est-ce que je serais heureux quand je serais heureux » Woody Alleen.

 

Questions relatives au bonheur

Le bonheur, le bien-être, est-ce que cela existe ??? Se note-t-il, pourquoi et sur quels critères se base-t-on pour mettre cette note??? Que faudrait-il pour avoir une autre note ; à savoir qu’est-ce qu’il me manque ou qu’est-ce que j’ai pour avoir cette note ??? Le bonheur, est-ce une chimère ou existe-t-il vraiment ? Qu’est-ce que réellement le bonheur et comment fait-on pour être heureux ???

 

Autant de questions que bon nombre d’entre nous se sont déjà posées et auquel Eric Remacle, auteur du livre « Le bonheur ou le stress… » se propose de nous répondre.

 

L’auteur s’intéresse à cette question depuis 28 ans, il a demandé à comprendre le bonheur depuis tout jeune et il a compris le malheur (on lui expliquait le malheur quand il s’interrogeait sur le bonheur).  

Le bonheur serait-il alors l’absence de souffrance ???

 

3 révolutions vers le bonheur

Avant d’apprendre à être heureux, il faut d’abord désapprendre à être malheureux. Le bonheur ne s’apprend pas, il est là toujours présent en nous. 3 révolutions dans l’approche du bonheur :

-         l’intelligence émotionnelle

-         la psychologie positive

-         le Mindfulness

 

Depuis tout petit pourtant, nous sommes conditionnés au malheur, la cause en étant souvent l’éducation qui part d’une bonne intention.

Être heureux de nos jours avec le stress dans lequel nous baignons n’est pas une chose facile et évidente. Nous n’avons pas appris cela à l’école. Pourtant, à chaque seconde, nous avons le choix d’aller vers le bonheur ou vers le stress. Nous sommes complètement responsables de réagir différemment. Aujourd’hui, c’est anormalement extraordinaire d’être heureux.

 

Être heureux même si on ne nous l’a pas appris, c’est possible pour tous, quel que soit l’âge, le sexe, la culture,… Le bonheur est accessible à tous. Voici sa définition :

« Le bonheur est un état naturel caractérisé par un bon équilibre énergétique et physiologique relativement stable dans l’organisme ».

 

4 habitudes du bonheur pour trouver cet équilibre naturel

  • L’attention juste : c’est la capacité d’être pleinement dans l’instant présent, d’être dans la non pensée : pas de jugement, de regret, de supposition, de désir, d’envie parasite… Etre juste vraiment dans l’instant présent, purement ici et maintenant.

             

  • La pensée juste : connaissez-vous l’extraordinaire pouvoir de la pensée ? La pensée constructive c’est l’effet placebo qui fait avancer vers un meilleur. L’effet Pygmalion : étude réalisée anciennement avec des enfants, si l’enseignant ou éducateur porte un jugement positif ou négatif sur l’enfant, celui-ci va s’y conformer et va en découler des croyances. Les personnes qui sont dans la pensée positive ont un cortex frontal gauche plus développé (contribue au bonheur) car il est plus stimulé. Alors, est-ce génétique ou pas : non, c’est de l’entraînement. La pensée positive, c’est penser à être dans l’amour, la gratitude, c’est penser aux solutions plutôt qu’aux problèmes.

 

  • La sensualité : c’est le fait d’être, avec ses 5 sens dans l’instant présent et d’en retirer du plaisir. Il y a peu de gens qui sont encore capables, de nos jours, de s’extasier devant un ciel bleu, de prendre le temps de manger, de goûter l’aliment uniquement, sans regarder la télévision. Souvent, nous sommes coupés, aliénés. Quand on est totalement connecté à son soi véritable, on est dans la contemplation totale. Si on est connecté à notre respiration, on est en lien avec soi, avec nos cellules, notre cerveau et donc en lien avec notre environnement immédiat.

 

  • La décision juste : avez-vous réellement décidé d’être heureux ici et maintenant ? Si nous ne le décidons pas, nous sommes dans le désir et donc dans l’attente. Par contre, si nous le décidons, nous nous mettons en route et passons à l’action.  Décider son bonheur quels que soient les problèmes, c’est se faire la promesse et se dire : « Je décide d’être heureux de manière permanente et inconditionnelle et ce quoi qu’il arrive »     

 

Ces 4 stratégies procurent un bonheur durable. Etre capable de tout perdre, de lâcher prise tout en gardant l’essentiel et en sachant que ce n’est pas non plus un orgasme permanent. Le bonheur, c’est l’amour, la connexion totale qui peut se développer à l’infini. Donner de l’amour aux autres permet d’agrandir notre bonheur.

 

Les 3 causes du malheur

Le stress = malheur

 

Le « mauvais » stress est un paquet d’émotions qui détruit de l’intérieur. En comprenant nos émotions, en y étant connecté, on peut parvenir à trouver le chemin vers le bonheur.

Les émotions déséquilibrent tout : on peut se sentir déçu, triste, en colère, rejeté, mal accueilli, mal accepté….. Ce qui est difficile, c’est l’accumulation des « petits » malheurs de tous les jours qui s’emmagasinent, qui s’accumulent et nous font basculer dans la phase d’épuisement.

 

1ère cause du malheur : l’attente non comblée

Nous sommes complètement responsables de nos émotions, elles viennent des attentes que nous émettons vis-à-vis de la vie, de notre famille, de notre travail, «  c’est à cause de … si je ne vais pas bien ».

Pourtant, les émotions viennent d’une cause intérieure : j’ai une attente, elle n’est pas comblée donc c’est moi qui suis frustré.

 

Il y a 2 sortes d’attentes :

-         le désir : d’être seule, d’être bien accueilli, d’avoir un téléphone (tous les copains en ont un)  … et derrière ce désir un besoin qui n'est pas comblé

                          

-         le besoin : de me retrouver, d’être aimé, d’appartenance (intégration par rapport à un groupe)

 

Quand on se connecte à nos émotions, on découvre qu’il y a un désir et derrière ce désir un besoin à combler. Parfois, c’est difficile de trouver le besoin qui se cache derrière le désir mais une fois que c’est fait, c’est alors plus facile de le gérer.

 

2ème cause du malheur : le manque de conscience  

Beaucoup ne sont pas conscients de ce qui ne va pas, leurs pensées et leurs émotions s’occupent d’eux ; ils sentent bien que ça ne va pas mais comme ils sont coupés de ce qui est, il leur est difficile d’expliquer leur mal être. Ces personnes sont dans le mental et en mode « pensées automatiques stressantes ».

Question à se poser : « peut-on être plus heureux maintenant si on est ailleurs, dans un endroit de notre choix ??? Si oui, alors quand j’en serai revenu … je serai à nouveau malheureux…

On crée son malheur en pensant qu’on sera plus heureux ailleurs et demain, quand les enfants seront grands, quand on aura une nouvelle voiture etc… Le bonheur, c’est ICI et MAINTENANT.     

 

Quand on est heureux, pourquoi l’est-on ???

Le bonheur est inconditionnel car il ne dépend d’aucune condition extérieure (sauf les besoins physiologiques de base qui doivent être remplis bien entendu) et il est sans raison car, dès que vous mettez une raison à votre bonheur, ce n’est plus du bonheur mais de la joie. Si on donne une raison à son bonheur, c’est autre chose que du bonheur.

Exemple : si on vous annonce que vous avez gagnez ce concours, c’est de la joie, de l’enthousiasme qui se manifeste mais ça ne change rien à votre bonheur. Si vous êtes connecté complètement à votre environnement, vous êtes relié et vous êtes heureux, que vous soyez le gagnant ou pas de ce concours.  

 

3ème cause du malheur : la dépendance chimique aux substances chimiques accompagnant les émotions destructrices comme la peur, la tristesse, la colère.

La manière dont nous accueillons les choses est d’une importance capitale. Si j’ai décidé d’être heureux et que je suis dans un embouteillage, cela ne va pas m’affecter plus que ça (je vais peut-être même en profiter pour me détendre) mais si je me laisse influencer par la perte de temps que cela va m’occasionner, je vais m’énerver et être d’humeur, alors que cela ne changera rien au fait que je doive attendre.

Il est primordial de prendre conscience de nos pensées et de nos jugements car nous en sommes complètement responsables.

Cela se passe au niveau cellulaire ! La recherche tend à montrer qu’il y a une dépendance chimique au malheur : si dès l’enfance, nous sommes stressés, le corps libère des hormones transmises par les neurotransmetteurs qui nous met dans un état particulier. Plus il y aura d’émotions donc de stress mal géré, plus le corps et le cerveau réagira en fonction des expériences acquises et plus la dépendance au malheur va s’installer.

Le bonheur, c’est aussi chimique : on peut sortir du malheur par un travail sur la conscience et celle-ci nous donne le choix à chaque instant de choisir le positif ou le négatif.  

  

Remarque : une participante du public à cette conférence a fait remarquer que beaucoup de choses dites se rapprochaient fort de la sophrologie, ce que à quoi a répondu Eric Remacle, non sans humour, qu’il lui avait tout emprunté !

 

Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur. 

Plus d'infos sur www.bonheur-ou-stress.com

 

 

 

19/01/2009

Un conte: Le capitaine caverne

Il était une fois un petit garçon qui avait grandi sans s’en rendre compte…

Le soleil s’était levé maintes et maintes fois… tandis que la lune s’était posée doucement, dans son lit, accompagnant ses rêves d’enfant.

Chaque nuit, le petit garçon rêvait, rêvait… et chaque nuit, il confiait ses rêves à la lune.

La lune, bienfaisante, emmenait les souhaits de l’enfant vers les étoiles, en leur demandant d’en prendre grand soin car c’était la seule richesse que l’Enfant possédait. Les étoiles, bien connues comme étant d’excellentes concierges, conservaient les souhaits comme des pierres précieuses et étaient ravies de veiller à tout ce que tout soit bien classé.

Elles avaient même inventé un système de classement de souhaits des plus performants car elles savaient que, bien souvent, les enfants devenus grands, « oubliaient » de les récupérer. Elles se trouvaient donc submergées par des tonnes de souhaits non réalisés…mais bon…elles espéraient toujours que quelqu’un viendrait réclamer…un jour…

Et ces jours passèrent, le petit garçon grandit… Son entourage s’inquiétait un peu car plus il grandissait, plus il gardait son âme d’enfant. Souvent, il entendait : « Allo… la lune ? Ici la terre… tu es là ?  Mais oui, qu’il était là !  Notre petit garçon pensait à tous les souhaits qu’il avait déjà confiés à la lune.  Et il attendait patiemment qu’ils s’accomplissent…

Au fil du temps, il se mit à perdre confiance, à penser de moins en moins à ses souhaits et à se laisser envahir par les choses futiles et inutiles rencontrées sur son chemin. Il finit donc par « oublier d’y croire » et par ne plus rien confier à la lune.  

Rêves et souhaits relégués au placard, il était entré dans le monde des grands. Sérieux, structuré et organisé, il passait ses journées à travailler et il ne lui restait que peu de temps pour chercher le bonheur…Il avait tellement envie d‘être heureux pourtant, d’aimer et d’être aimé à son tour…

Un jour…, il crut trouver cette petite perle rare capable d’allumer son cœur mais au lieu de le rendre heureux, elle le fit souffrir et déchira avec ardeur son rêve de bonheur… enfin, le croyait-il… 

Alors, notre homme se ferma, s’emmura, se barricada et ne laissa personne l’approcher de trop près. Souriant mais sans cesse sur la défensive, entouré mais pourtant seul avec lui-même … il savait au fond de lui, qu’il lui manquait quelque chose.  Par un bel après-midi d’automne, il croisa le regard d’un chat qui lui dit :

-        « Crois-tu vraiment que tu es heureux ??? »

-        « Mais les chats ne parlent pas » lui répondit notre homme.

-        « Eh bien si, ils parlent !!! Qu’as-tu fait de tes rêves d’enfant ? Ne te souviens-tu pas que tu voulais que les animaux parlent et te comprennent ? » lui dit le chat.

-        « Si, bien sûr, mais il y a tellement longtemps et puis ça ne s’est jamais réalisé !… Mais je rêve ou quoi… je parle avec un chat… » dit l’homme.

-        « Non, tu ne rêves pas ! Nous, les chats avons le pouvoir de parler uniquement quand nous sentons que le moment est venu et qu’il est impératif d'agir »… « Et pour toi, il est plus que temps si tu ne veux pas finir comme un vieux croûton… » dit encore le chat.

-        « Vieux croûton, vieux croûton…tu t’es bien regardé ! » dit l’homme.  « Je suis en pleine fleur de l’âge et j’ai tout l’avenir devant moi ! »

-        « Justement, la fleur risque de se faner. Ne t’attarde pas sur ton passé, vis dans le présent et croque ton avenir et surtout, surtout, fais appel au Capitaine Caverne…car comme lui, tu as des pouvoirs étonnants » dit enfin le chat en s’enfuyant d’un bond agile.

Notre homme en resta baba, le Capitaine Caverne était son héros préféré quand il était petit… Alors, d’une fois, tout lui revint en mémoire… la lune, les souhaits qu’il lui confiait, les rêves qu’il croyait perdu à jamais… C’était donc possible et bien vrai que les rêves se réalisaient…pour peu qu’on les entretiennent.

Ce soir là, en se couchant, notre homme fit appel à la lune en lui demandant d’ouvrir la porte de son inconscient. Il s’endormit en souriant et fut projeté dans la caverne du Capitaine CAAAVERNE où étaient entassés ses nombreux rêves d’enfant. Un à un, il les redécouvrit, le cœur gonflé d’amour et de reconnaissance. Des larmes de joie roulèrent sur son oreiller et formèrent des milliers de petites étoiles lui rappelant, au petit matin, que le bonheur était en lui et qu’il était la plus belle chose qu’il pouvait découvrir et s’offrir.

 (Anne Tomisinec - octobre 2008)