16.01.2010
"Le Vieux chêne"
Il était une fois un arbre grand, stable et vigoureux qui respirait la vie, la joie et la bonne humeur.
Ses amis l'avaient surnommés « Coffre-fort » car il avait une voix en or, aussi puissante qu'un ténor.
Chaque matin, « Coffre-fort » réveillait la forêt en entonnant un refrain gai et entraînant. Son chant déclenchait aussitôt le pépiement des oiseaux suivi par le bruissement doux et soyeux du vent, lui-même soulevant la ronde des feuilles, réveillant les écureuils, les renards et les belettes. Les papillons, déployaient alors leurs plus belles couleurs et prenaient leur envol vers le soleil, qui répondait en rayonnant. Bref, un vrai chef d'orchestre, ce « Coffre-fort » !!!!!!!!
Tous l'aimaient mais ... beaucoup l'enviaient d'être toujours aussi joyeux et généreux car peu connaissaient son secret. Un jour, la chouette «Mimosa » vint se poser sur sa plus haute branche et lui demanda:
- «Mais qu'est-ce qui t'anime ainsi, Coffre-fort??? Comment fais-tu pour être toujours de bonne humeur ... qu'il pleuve ... qu'il vente ... que l'orage gronde ou que la neige tombe???»
- «Eh bien... lui répondit celui-ci, c'est l'amour... Quand tu as l'amour dans le cœur, tu n'as pas besoin d'aller le chercher ailleurs, c'est ton moteur qui te conduit et t'emmène vers ce qu'il y a de meilleur ...
- Ah et... comment fait-on pour avoir l'amour en soi? demanda encore Mimosa?
- C'est justement çà le secret, à toi de chercher...
Pour coffre-fort, une partie de son amour s'appelait Amandinette, un bel arbre généreux qui lui donna 5 magnifiques plants sur 10 ans. A eux deux, ils firent de leur mieux pour les accompagner au fil des saisons. Une fois devenus grands, indépendants, vigoureux et débrouillards, leurs 5 magnifiques plants : Pommier, Prunier, Poirier, Cerisier et Abricotier lièrent à leur tour leurs branches à d'autres arbres. En naquit de superbes petits plants et tout ce petit monde s'installa un peu plus au loin dans la forêt.
Coffre-fort et Amandine se retrouvèrent donc seuls comme au premier jour... Durant 54 ans, ils partagèrent chaque lever du soleil, chaque nuit tombante avec dans le cœur ce grand bonheur.
Il ne se passait pas un matin sans que Coffre-fort ne se mette à chanter et à réveiller la forêt jusqu'au jour où... Oomycète, le champignon, vient s'installer chez Amandine sans y être invité...
Commença alors une lutte poignante, Amandine faisait ce qu'elle pouvait pour contrer Oomycète mais celui-ci était tellement insidieux qu'il finit par emporter la bataille. Il la rongea de l'intérieur jusqu'à ce que ses feuilles flétrissent les unes après les autres, jusqu'à ce que ses branches se brisent au moindre souffle du vent.
Par une première belle journée annonçant le printemps, les forces d'Amandine l'abandonnèrent, brisant la si belle voix de ténor de Coffre-fort.
Coffre-fort ne voulait surtout rien laisser paraître aux yeux de ses amis mais on entendait bien au son de sa voix qu'à l'intérieur de lui, la sève avait du mal à s'écouler et à se fluidifier. Ses conduits étaient tellement bouchés que des sifflements se mirent à résonner dans ses cheveux frisottés, devenant de plus en plus assourdissant et dérangeant. N'en pouvant plus d'entendre incessamment tous ces ruminements, Coffre-fort se décida à consulter, persuadé que rien ni personne ne lui rendrait son harmonie et n'arriverait à lui redonner cette douce folie pour la vie...
C'était sans compter sur « Pivert », l'oiseau qui piquait toujours des vers sans en avoir l'air... et qui se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire pour un vieux chêne de plus de 80 ans, lui qui en avait moins que la moitié...
Au premier rendez-vous, Pivert, avait bien envie de faire 3 pas en arrière mais en accueillant ce vieux chêne souriant, il oublia bien vite ses doutes du moment et s'aligna tout naturellement. L'un fit découvrir à l'autre la confiance qu'il pouvait s'offrir tandis que l'autre l'aida à retrouver la tendresse qui lui faisait défaut et qu'il avait laissé partir avec le départ d'Amandinette.
Lentement, la voix du ténor se remit à chanter, cette fois avec beaucoup plus de finesse, l'accompagnant intérieurement pour très longtemps...
A « un vieux Chêne » de 80 ans, rempli d'humour.
Anne Tomisinec (15/01/2010)
02:06
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13.05.2009
Perception
"Perd-ception ou conception"
Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription :
"Je suis aveugle, aidez-moi, s'il vous plaît."
Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le tourna et y écrivit une autre phrase...
Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et il lui demanda si c'était lui qui avait réécrit sur son carton et ce qu'il avait noté.
Le publicitaire répondit : « Rien qui ne soit pas vrai, j'ai seulement réécris ta phrase d'une autre manière. », il sourit et s'en alla.
Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton était écrit :
« Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi je ne peux pas le voir ».
Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux et si un jour on te reproche que ton travail n'est pas un travail de professionnel, dis-toi bien que l'Arche de Noé a été construite par des amateurs et le Titanic par des professionnels... (Anonyme)
22:30
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19.01.2009
Un conte: Le capitaine caverne
Il était une fois un petit garçon qui avait grandi sans s’en rendre compte…
Le soleil s’était levé maintes et maintes fois… tandis que la lune s’était posée doucement, dans son lit, accompagnant ses rêves d’enfant.
Chaque nuit, le petit garçon rêvait, rêvait… et chaque nuit, il confiait ses rêves à la lune.
La lune, bienfaisante, emmenait les souhaits de l’enfant vers les étoiles, en leur demandant d’en prendre grand soin car c’était la seule richesse que l’Enfant possédait. Les étoiles, bien connues comme étant d’excellentes concierges, conservaient les souhaits comme des pierres précieuses et étaient ravies de veiller à tout ce que tout soit bien classé.
Elles avaient même inventé un système de classement de souhaits des plus performants car elles savaient que, bien souvent, les enfants devenus grands, « oubliaient » de les récupérer. Elles se trouvaient donc submergées par des tonnes de souhaits non réalisés…mais bon…elles espéraient toujours que quelqu’un viendrait réclamer…un jour…
Et ces jours passèrent, le petit garçon grandit… Son entourage s’inquiétait un peu car plus il grandissait, plus il gardait son âme d’enfant. Souvent, il entendait : « Allo… la lune ? Ici la terre… tu es là ? Mais oui, qu’il était là ! Notre petit garçon pensait à tous les souhaits qu’il avait déjà confiés à la lune. Et il attendait patiemment qu’ils s’accomplissent…
Au fil du temps, il se mit à perdre confiance, à penser de moins en moins à ses souhaits et à se laisser envahir par les choses futiles et inutiles rencontrées sur son chemin. Il finit donc par « oublier d’y croire » et par ne plus rien confier à la lune.
Rêves et souhaits relégués au placard, il était entré dans le monde des grands. Sérieux, structuré et organisé, il passait ses journées à travailler et il ne lui restait que peu de temps pour chercher le bonheur…Il avait tellement envie d‘être heureux pourtant, d’aimer et d’être aimé à son tour…
Un jour…, il crut trouver cette petite perle rare capable d’allumer son cœur mais au lieu de le rendre heureux, elle le fit souffrir et déchira avec ardeur son rêve de bonheur… enfin, le croyait-il…
Alors, notre homme se ferma, s’emmura, se barricada et ne laissa personne l’approcher de trop près. Souriant mais sans cesse sur la défensive, entouré mais pourtant seul avec lui-même … il savait au fond de lui, qu’il lui manquait quelque chose. Par un bel après-midi d’automne, il croisa le regard d’un chat qui lui dit :
- « Crois-tu vraiment que tu es heureux ??? »
- « Mais les chats ne parlent pas » lui répondit notre homme.
- « Eh bien si, ils parlent !!! Qu’as-tu fait de tes rêves d’enfant ? Ne te souviens-tu pas que tu voulais que les animaux parlent et te comprennent ? » lui dit le chat.
- « Si, bien sûr, mais il y a tellement longtemps et puis ça ne s’est jamais réalisé !… Mais je rêve ou quoi… je parle avec un chat… » dit l’homme.
- « Non, tu ne rêves pas ! Nous, les chats avons le pouvoir de parler uniquement quand nous sentons que le moment est venu et qu’il est impératif d'agir »… « Et pour toi, il est plus que temps si tu ne veux pas finir comme un vieux croûton… » dit encore le chat.
- « Vieux croûton, vieux croûton…tu t’es bien regardé ! » dit l’homme. « Je suis en pleine fleur de l’âge et j’ai tout l’avenir devant moi ! »
- « Justement, la fleur risque de se faner. Ne t’attarde pas sur ton passé, vis dans le présent et croque ton avenir et surtout, surtout, fais appel au Capitaine Caverne…car comme lui, tu as des pouvoirs étonnants » dit enfin le chat en s’enfuyant d’un bond agile.
Notre homme en resta baba, le Capitaine Caverne était son héros préféré quand il était petit… Alors, d’une fois, tout lui revint en mémoire… la lune, les souhaits qu’il lui confiait, les rêves qu’il croyait perdu à jamais… C’était donc possible et bien vrai que les rêves se réalisaient…pour peu qu’on les entretiennent.
Ce soir là, en se couchant, notre homme fit appel à la lune en lui demandant d’ouvrir la porte de son inconscient. Il s’endormit en souriant et fut projeté dans la caverne du Capitaine CAAAVERNE où étaient entassés ses nombreux rêves d’enfant. Un à un, il les redécouvrit, le cœur gonflé d’amour et de reconnaissance. Des larmes de joie roulèrent sur son oreiller et formèrent des milliers de petites étoiles lui rappelant, au petit matin, que le bonheur était en lui et qu’il était la plus belle chose qu’il pouvait découvrir et s’offrir.
(Anne Tomisinec - octobre 2008)
23:50
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02.01.2009
Un conte à méditer: le pot fêlé
Le pot fêlé
Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche, du ruisseau vers la maison, le pot fêlé n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes et la vieille dame ne
rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.
Le pot intact était très fier de son oeuvre mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses
propres imperfections et se sentait triste. Il ne pouvait faire que la moitié du travail pour
lequel il avait été créé.
Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille
dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. « J'ai honte de moi-même, parce que ma fêlure laisse l'eau s'échapper au retour vers la maison. »
La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour
décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la maison».
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craquelures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes.
(Auteur anonyme)
Donc, tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin!
23:23
Écrit par Anne
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27.08.2008
Retour sur le stage enfant du mois d'août
Voici un petit retour sur le stage pour partager toutes les choses enrichissantes que nous avons vécues. Les journées étaient découpées en plusieurs temps, en voici quelques-uns:
- Jeux coopératifs: axés sur l'entraide et non plus sur la compétition. Les enfants ont découvert que l'on pouvait aussi s'amuser de cette manière et que les conflits étaient beaucoup moins nombreux. De vraies amitiés se sont vite créées et quelle joie pour moi de les voir se réjouir de se retrouver le lendemain. Quelques exemples de jeux:
* la chaise musicale coopérative (même règles mais tous les enfants doivent s'asseoir lorsque la musique se coupe et on retire de plus en plus de chaises. A eux de s'organiser pour que chacun ait sa place)
* Je m'assieds dans l'herbe (1 chaise en plus que le nombre d'enfants, celui qui a un chaise vide à sa gauche dit "je m'assieds" et prend la place vide, le suivant qui a la chaise vide à sa gauche dit "dans l'herbe" et prend la place vide, le troisième dit en prenant la chaise vide "dans l'herbe avec mon ami et cite le prénom d'un copain,....)
- Le moment de relaxation: "c'est quand qu'on la fait la relaxation". Souvent réclamée par les plus actifs, même si les enfants ont eu un peu de réticence à se laisser aller à la première. Quelques exemples de relaxation:
* "l'estime de soi" pour découvrir que chacun de nous est un être unique et authentique qui regorge de richesses multiples, suivi d'un échange sur les qualités de chacun.
* "Posi et Néga" : nos deux petites voix intérieures, une nous encourage toujours et l'autre nous freine (parfois à bon escient). Apprendre à faire appel à Posi dans les moments difficiles est l'objectif principal de cette relaxation, qui fut suivie d'un moment de modelage en argile de leur personnage fétiche. Tous les Posi étaient bien différents et très originaux.
* "Contre la violence": cet enfant avec les poingts serrés prêt à frapper...est-ce vraiment moi? Apprendre à ouvrir doucement ses poingts et à laisser s'envoler la colère, suivi d'une activité de découpage et de collage afin que chacun partage sa représentation d'un conflit.
- Jeux de créativité et d'imagination: enfin un endroit où l'on peut laisser libre cours à son imagination, quoiqu'au départ, les enfants ont eu un peu de mal à se lancer (eh oui, déjà...). Voici un conte collectif et un poème créés et mis en image par les enfants qui sont retournés avec un exemplaire:
conte: L'oiseau et tout le village sur lui
Il était une fois un oiseau qui chantait comme une Ferrari, il prit un morceau de bois et chanta avec lui. Ensemble, ils allèrent chez Maguy Grigri qui avait un superbe sourire et 2 petites queues dans ses cheveux. Maguy Sourire rencontra madame l'abeille qui était la reine de la forêt et elle dit au petit oiseau: "Arrête un peu de siffler quand je parle!". Mais le petit oiseau continuait de siffler, siffler, siffffffllllleeeerrrr... Alors, la reine des abeilles lui dit: " Tu vas fermer ton caquet, petit oiseau". Mais l'oiseau continuait de siffler de plus belle. La reine des abeilles fit alors appel à un de ses souverains qui s'appelait Le roi des chaussettes. Le roi des chaussettes coupa le bec de l'oiseau et le copain de Maguy Grigri arriva à ce moment-là avec le mari de la reine qui dit: "oh, dommage, avant il savait mieux chanter. Mais pourquoi a-t-on coupé le bec à ce bel oiseau?". Alors, le petit oiseau alla acheter un nouveau bec et se remit à chanter. La reine fit appel à Dragon Ball pour casser à nouveau le bec de l'oiseau en mille morceaux. Le gendarme arriva et mit de l'ordre dans tout ça tandis que le roi des chaussettes prit un foulard et le mit sur l'oiseau pour l'envoyer aux alouettes. Monsieur Glouton qui aimait beaucoup les oignons décida de faire une potion magique avec des oignons, de la menthe, de l'ail, des courgettes, de la noix de muscade et plein d'épices inconnues de tous. Il fit sa potion magique et invita l'oiseau à la boire pour éviter qu'il n'ait à nouveau son bec coupé et pour l'aider à chanter uniquement quand c'est le moment. Le roi entendit dans l'autre château un drôle d'air et il se dit: "oh, cet air n'est pas aussi beau que quand c'est l'oiseau qui le chante". Il demanda alors au fantôme des chaussettes d'aller le rechercher (l'oiseau) mais il se fit descendre par le chef de la police. Le petit oiseau qui était parti avec Happy Meal s'en alla jusqu'en Alaska où il alla admirer les peintres qui dessinaient des petits dés. Il vécut heureux jusqu'à la fin des siècles...en sifflotant! FIN
A la lecture de ce conte, on peut se poser une question "Est ce que les enfants auraient besoin qu'on les écoute...un peu plus???"
Poème écrit après lecture collective par les enfants de l'album "Une faim de crocodile" de Francesco Pittau et Bernadette Gervais chez Gallimard Jeunesse
Si on mange,...
Si on mange le chat, qui chassera les rats?
Si on mange l'éléphant, qui sera aussi grand?
Si on mange les papillons, on n'aura plus de cocons
Si on mange le flamand rose, on n'aura plus de couleur rose
Si on mange les insectes, il fera tout sec
Si on mange les hibous, on n'aura plus de coucou
Si on mange les hamsters, on n'aura plus de terre
Si on mange les arbres, on n'aura plus de barques
Si on mange le crocodile, on sera tranquille
Pour éviter cela, faut pas polluer, pas trop tuer pour manger et bien respirer à plein nez
Merci à Salvatore, Justine, Robin, Ali Beke, Jérôme et Augustin pour ce partage.
17:48
Écrit par Anne
dans Stages |
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